Caché dans la cité- LIU Bolin

Liu Bolin, artiste urbain de la nouvelle génération, a été le disciple de Sui Jianguo[i]. Les œuvres de LIU Bolin sont exposées aux Etats-Unis, en Chine et en Europe, elles obtiennent un grand succès dans les salons (Art Basel) et expositions internationales. Il a été ivité au festival de la photographie « Rencontres D’Arles » en 2007 ainsi que pour l’année culturelle européenne à Liverpool en 2008 et enfin Red Mansion Foundation à Londres et dernièrement à la Fondacion Caja Madrid en septembre 2009.

 

Parallèlement à son travail de sculpteur, il commence la photographie en 2005 pour témoigner d’une grande injustice qui l’a beaucoup marquée. Victime d’un projet d’urbanisme, village SO où il vivait ainsi que de nombreux autres artistes fût détruit du jour au lendemain. C’est là que LIU Bolin a exécuté sa toute première photo « Village So », l’artiste se rend compte de la fragilité d’un individu contre le système.

 

Avec la série Caché dans la cité il utilise son corps comme un medium d’expression dans un milieu urbain, une sorte de performance où il se fond dans son environnement. Assisté de ses collaborateurs, il se positionne dans le décor qu’il a choisi et se concentre pour rester immobile le plus longtemps possible, ses assistants le griment suivant les instructions préalablement établis pour obtenir un camouflage parfait et enfin le photographe exécute une série de clichés pour que l’artiste sélectionne la photo idéale pour chaque prise de vue.

 

Dans cette série il se dégage une profonde et sensible réflexion sur la condition humaine. « Je ne voulais pas me cacher dans l’environnement, mais au contraire, c’est l’environnement qui me pénètre », explique l’artiste. Il ne cherche pas une manière de disparaître pour montrer la perte d’une conscience individuelle, mais insiste sur les dégâts causés par l’environnement urbain sur les individus, une sorte d’emprise silencieuse.

 

L’artiste met en évidence une tension entre l’esprit subjectif et le développement économique des grandes mégapoles chinoises. L’espace vital a été ignoré ce qui influence l’essence même de sa condition d’être humain.

 

LIU Bolin nous interpelle sur le conflit entre sa culture et cette frénésie de développement économique. Ses œuvres témoignent de ce sentiment d’impuissance et de souffrance de l’homme au contact de cette nouvelle forme d’évolution environnementale.